Une soirée étudiante vire au drame sanglant et à l'insolite. Ce qui devait être une simple fête d'appartement dans le quartier de Rangueil a basculé dans l'horreur la nuit dernière. Surprenant sa compagne dans les bras d'un autre, un jeune homme de 22 ans a commis l'irréparable avec une violence rare. C’est un mélange d'alcool, de jalousie et de rage pure qui a conduit à cette scène surréaliste que les enquêteurs de la sûreté départementale qualifient déjà de « hors norme ». Aux alentours de 2 heures du matin, les policiers sont appelés pour une rixe d’une extrême violence dans un appartement étudiant du sud de la Ville Rose.
Tout commence par une banale soirée entre amis. Mais l'ambiance bascule lorsque un jeune est appellé par les participants de la soirée, ça petite amie serait en train de le tromper. En revenant dans la chambre, il tombe sur le spectacle qu'il redoutait : sa petite amie en pleine étreinte avec un autre invité de la soirée. Si les éclats de voix sont habituels dans ce genre de situation, la suite va dépasser l'entendement. Sous l'effet du choc et d'une colère noire, le jeune homme se rue sur son rival.
« On a entendu un cri inhumain, puis on a vu quelque chose percuter le mur de la chambre», raconte une voisine de palier, encore tremblante.
Dans un accès de démence, l'agresseur s'est saisi de l'anatomie de son adversaire. Dans l'empoignade, il a littéralement arraché un testicule à la victime avant de se relever. Dans un geste de mépris total et de fureur aveugle, l'individu aurait en effet lancé le reste de son « trophée » contre le mur de la pièce, sous les yeux horrifiés des convives pétrifiés.
La victime, un étudiant de 21 ans, a été prise en charge en urgence absolue par le SAMU et transportée au CHU de Purpan. Si ses jours ne sont pas en danger, les médecins sont réservés quant à la possibilité d'une greffe reconstructrice compte tenu de la nature des blessures et de l'état du « projectile ». L'agresseur, quant à lui, a été interpellé sur place sans opposer de résistance, prostré dans un coin de la pièce. Il a été placé en garde à vue pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation permanente ». Il risque jusqu'à 10 ans de réclusion criminelle.